• Chantier
  • Territoire

Dans les coulisses du chantier !

Originaire d’Alsace, diplômé de l’INSA Strasbourg, Erwan Maier a construit son parcours au sein du groupe NGE, où il a évolué de stagiaire à directeur de travaux. Aujourd’hui directeur de travaux sur le chantier de régénération de la ligne 14, il pilote un projet d’envergure, à la croisée de plusieurs métiers et expertises.

Un projet qui fait écho à ses convictions personnelles : contribuer à une infrastructure utile, tournée vers des mobilités plus durables et au service des territoires.

Peux-tu nous expliquer le rôle du directeur de travaux sur le projet de régénération de la ligne 14 ?

Mon rôle, c’est surtout de coordonner. On est sur un chantier avec beaucoup de métiers différents, donc il faut que tout soit aligné : les équipes, les méthodes, les contraintes techniques. Je fais en sorte que tout avance dans le bon sens, en anticipant au maximum et en facilitant les échanges entre les équipes.

Nous sommes au printemps 2026 au moment de l’interview. Où en est précisément le chantier ?

On arrive à la fin de la phase préparatoire !

La voie a été déposée, nous avons réalisé les premiers travaux de terrassement et nous entrons progressivement dans la phase de reconstruction, avec les premiers travaux plus visibles, notamment sur les ouvrages d’art et le site de maintenance.

Ce projet de la ligne 14 est un chantier unique. Peux-tu nous présenter ses spécificités ?

Ce qui est particulier, c’est que l’on ne construit pas une ligne neuve.
 On réouvre une ligne ancienne, qui date de plus de 100 ans. Et ça change tout !

Ça veut dire qu’on doit s’adapter à l’existant, avec parfois des surprises.
 Et en même temps, on doit atteindre des niveaux d’exigence actuels.

C’est un vrai équilibre entre patrimoine et performance.

LES CHANTIER EN QUELQUES CHIFFRES

  • 150 personnes mobilisées aujourd’hui, jusqu’à 300 au pic du chantier
  • 74 ouvrages d’art et 258 ouvrages hydrauliques régénérés,
  • 260 000 m² de travaux de plateforme,
  • Construction d’un site de maintenance et de remisage,
  • 39 communes traversées
  • 1 666 traverses installées par kilomètre
  • 8 000 tonnes de rails déposées et recyclées

Comment se passe la relation avec les territoires ?

Elle est essentielle.

On traverse beaucoup de communes, donc on est en lien permanent avec les élus, les habitants et les acteurs locaux. On échange beaucoup, on explique ce qu’on fait, on s’adapte aussi quand il le faut.

Le mot d’ordre, c’est le dialogue permanent. Nous travaillons pour et avec le territoire.

À titre personnel, que représente la contribution à ce projet d’envergure ?

C’est un projet qui a du sens. On ne travaille pas seulement sur un chantier, on participe à remettre en service une ligne ferroviaire, avec un impact concret pour le territoire !

Au sein de l’équipe, nous travaillons avec des personnes très engagées, qui croient dans ce qu’elles font. C’est une vraie dynamique au quotidien.