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Le premier grand défi d’Inès

Originaire de Normandie, Inès Coste a rejoint l’INSA Strasbourg pour suivre des études d’ingénieur avant de découvrir sa passion pour le génie civil et les ouvrages d’art. Aujourd’hui ingénieure travaux chez NGE, elle pilote les interventions sur les ponts et ouvrages de la ligne Nova 14. Entre patrimoine ferroviaire, défis techniques et impact sur le territoire, elle nous raconte son quotidien sur son premier grand chantier.

Peux-tu nous partager ton parcours qui t’a amené jusqu’au chantier de la ligne 14 ?

J’ai commencé par un bac général avec une spécialisation en sciences de l’ingénieur avant d’intégrer l’INSA Strasbourg. À l’époque, j’étais plutôt attirée par l’architecture. Puis j’ai découvert le génie civil au fil de mes études et je me suis rapidement passionnée pour les ouvrages d’art. J’ai ensuite poursuivi dans cette voie jusqu’à rejoindre NGE et le projet Nova 14.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de travailler dans le génie civil ?

Ce n’est pas un métier que je connaissais vraiment lorsque j’étais au lycée. J’ai découvert cet univers progressivement. Ce qui m’a plu, c’est le lien entre les études et le terrain. J’avais besoin de voir concrètement ce que je construisais. Le travail uniquement en bureau d’études ne me correspondait pas complètement. J’avais envie d’être au plus près de la réalisation.

Peux-tu nous expliquer quel est ton rôle concret au sein du chantier ? 

Je suis en charge des ouvrages d’art. Cela comprend les ponts et les différentes structures qui permettent à la ligne de franchir des routes, des cours d’eau ou d’autres obstacles. Mon rôle consiste à préparer, organiser et suivre les travaux tout en coordonnant les différents intervenants.

Dans cette régénération de ligne, quels sont les enjeux spécifiques liés aux ouvrages d’art ?

Nancy-Contrexéville, c’est une infrastructure historique. Certains ouvrages datent des années 1880. Une partie de notre travail consiste à réparer et restaurer ces ouvrages, tandis que d’autres doivent être remplacés. L’enjeu est de réussir à moderniser la ligne tout en composant avec des structures existantes qui ont plus d’un siècle d’histoire.

Qu’est-ce qui rend ce chantier particulièrement intéressant d’un point de vue technique ?

Le plus gros défi, ce sont les anciens ouvrages métalliques. On remplace leurs tabliers par des structures en béton armé, mais en conservant les appuis existants. Finalement, on construit du neuf sur de l’ancien. Même si tout est étudié et dimensionné en amont, on travaille sur des ouvrages qui ont parfois plus de cent ans. Il faut donc rester humble et savoir s’adapter à ce que l’on découvre sur le terrain.

Que représente pour toi le projet Nova 14 ?

C’est un projet qui compte beaucoup pour moi parce que c’est mon premier grand chantier. Cela fait bientôt trois ans que j’y travaille et j’ai grandi professionnellement avec lui. J’y ai appris énormément de choses et je suis fière de participer à un projet qui aura un impact concret sur le territoire, mais aussi, je l’espère, sur d’autres régions qui souhaiteront à leur tour rouvrir des lignes ferroviaires. Quand on voit tout ce que cette ligne peut apporter en matière de mobilité, mais aussi aux communes qu’elle traverse, on se dit qu’on contribue à quelque chose d’utile. Et pour être honnête, j’aurai presque un pincement au cœur lorsque le chantier se terminera.